Prenons l’exemple de la Royal Bank of Scotland Royal : la fonction RH y a segmenté ses salariés selon plusieurs variables. Celles-ci sont d’abord socio-démographiques (géographie, âge, genre, ethnie…), mais aussi plus personnalisées qui dépendent des résultats de l’enquête d’opinion annuelle auprès d’un échantillon de 150 000 collaborateurs dans 30 pays différents.
Le recrutement d’un directeur de filiale en France n’est pas une affaire banale. Il doit faire l’objet de toutes les attentions. La formation, l’expérience, les capacités managériales, le sens de la communication, l’authenticité, l’honnêteté des candidats sont autant de critères qui doivent être pris en considération et analysés avec précision. La personnalité des candidats sera, in fine, le critère déterminant, sans toutefois aller vers un excès de "feeling personnel" dont il faut se méfier.
Il définit, en accord avec la maison-mère, la stratégie marketing et commerciale de la filiale et sa mise en œuvre. Il est le premier vendeur de la société. Les premiers clients ou les plus importants devront faire l’objet de toute son attention. Il les visitera régulièrement entretenant des relations privilégiées avec eux. Il est aussi l’animateur de l’équipe commerciale et de celle du siège. Le style de management entre les deux pays diffère : en France, il doit avoir de l’autorité pour diriger ses collaborateurs et les gérer, tout en instaurant un esprit d’équipe. 
Le marketing n'est ni du commerce, ni de la communication publicitaire, ni de la vente, ni de la promotion commerciale. Comme Raymond Aron l'a fait remarquer dans son allocution introductrice au Forum sur le marketing de combat organisé en 1975 à Paris par les Anciens de l'Institut de Contrôle de Gestion, sur un marché donné « le marketing est un duel à plusieurs ».
Le paradigme17 du marketing utilisé aujourd’hui le plus couramment date environ de la fin des années cinquante. Il avait été conçu pour procurer un cadre d’analyse simple de la commercialisation des produits de grande consommation alimentaire18 en supermarché19 dans la région de Minneapolis. Ce cadre d’analyse, à l’origine plan chercheur doctorant de l’Université du Minnesota, se résumait à : Produit, Prix, Place, Promotion, 4 « P » mnémotechniques dont la prégnance va assurer la pérennité du paradigme envers et contre toutes les évidences20 et l’invention des études qualitatives de marché donnent naissance à un deuxième paradigme: celui du Concept marketing, la primauté de la connaissance des besoins du marché.
Choisir entre les deux formes est un choix délicat car les conséquences en cas de difficultés peuvent ternir l’image de l’entreprise qui a déjà une notoriété certaine et une visibilité. Elle a aussi acquis la confiance des clients et il ne faut pas les conduire à douter.Il faut donc bien mesurer en amont les avantages et les inconvénients.   Si votre entreprise se situe en France et que vous voulez l’externaliser ou que vous voulez créer une nouvelle activité dans le pays même, vous avez le choix entre deux options : la filiale et la succursale.
L'esprit marketing est l'application généralisée et l'intériorisation — jusqu'à en devenir une culture réflexe— de cette méthodologie au sein de toute l'entreprise au niveau opérationnel ou terrain, qu'elle soit de distribution, de prestation de service, de service ou de production ou une organisation non-marchande. Ceci est du ressort de la direction générale et des ressources humaines.
Mais qu’est ce que le marketing vient faire dans toute cette histoire ? Pour se réinventer, le département RH doit procéder à des analyses de marché, à déterminer son positionnement, à soigner sa marque employeur, à comprendre (voire à segmenter) les salariés : bref, il doit faire sien les outils du marketing. Le nouvel état d’esprit du département RH pourrait alors se résumer à l’aide d’un vocabulaire issu de cet autre monde là: attirer, retenir, fidéliser les meilleurs talents.
Le marketing1 ou commercialisation ou esprit marketing ou concept de marketing ou optique marketing ou encore orientation client, est une culture organisationnelle (d’entreprise, d’association, etc.), un état d’esprit, qui cherche à privilégier les attentes et les besoins des parties prenantes de cette organisation (marchande ou non-marchande) par rapport aux attentes et besoins des membres de celle-ci. La traduction française recommandée est mercatique2.
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